A VTT sur les chemins de Compostelle
Carnets de route

Vèzelay - Limoges

Juillet 2008

Carnets de route

Jeudi 10 juillet, Avallon - Corbigny
14h00 Avallon
Dur dur de trimballer un VTT démonté et emballé dans une housse, d'abord dans le TGV, puis dans le bus. La petite route vers Vèzelay par la rivière Cousin est très agréable, mais la départementale qui lui fait suite est un vilain casse-pattes. Et la colline de Vèzelay est haut perchée !

16h00 Vèzelay
Le temps est magnifique et en plus les touristes désertent le village.

17h30 Domecy
Les premières pentes sont plus raides que je ne le pensais et les passages forestiers bien trop boueux pour un mois de juillet.

18h00 Bazoches
J'avais envisagé de faire étape au fameux gîte de l'huis Perreau. Comme mes appels téléphoniques sont restés sans réponse, je dois pousser jusqu'à Corbigny, sans savoir où je vais être logé.

20h00 Corbigny
L'hôtel ** à 70€ m'a renvoyé au gîte pèlerin. J'ai fini par trouver William, hospitalier et aussi mèdecin en Angleterre, dans son fief restaurant de la Grange aux Loups. J'y suis reçu comme un prince. On m'installe aussitôt à table, en compagnie des trois autres pèlerins du jour qui ont déjà terminé leur repas. Même pas eu le temps de faire un brin de toilette! La nuit au gîte est paisible.


Vendredi 11 juillet, Corbigny - Nevers
8h30 Corbigny
William entonne un chant de pèlerin à chaque départ. Comme je suis le dernier à partir, j'ai droit à un mini récital. Dès les premiers kilomètres, le ciel se fait menaçant.

10h30 Prémery
La pluie s'abat brutalement. Juste le temps de m'abriter sous l'auvent d'un café. Impossible de repartir. Je reste dans le village jusqu'à 14h00, tournoyant pour m'occuper entre deux averses. Le moral chute avec le baromètre.

17h00 Nevers
J'ai fini par passer entre les gouttes pour atteindre Nevers. Je vais même à la gare consulter les horaires. J'ai envie de rentrer.

22h00 Nevers
L'hôtel, simple mais propret est agréable. La douche, la visite de la ville, les éclaircies qui devraient revenir demain, me feront peut-être changer d'avis.


Samedi 12 juillet, Nevers - Bouzay
8h00 Nevers
Finalement et presque machinalement, je me prépare pour repartir. La journée débute bien, sous un petit soleil encore timide. Je choisis l'option par le canal du Berry, plus bucolique et nettement moins routière.

13h00 Sancoin
Le terrain est tout plat, tout plat, mais très souvent herbeux et horriblement tape-cul. J'ai l'arrière-train en compote. Avec le vent de face, l'étape n'est pas si reposante que ça.

18h00 Bouzais
Jean Claude, le volubile hospitalier québécois, m'attend sur le seuil du gîte. Je suis le seul hébergé ce soir. A Bouzais, c'est l'hospitalier qui prépare le repas.


Dimanche 13 juillet, Bouzais - Cluis

8h30 Bouzais
Il doit y avoir un micro climat dans ce village, car malgré une météo favorable, il pleuviotte pour mon départ. Mais ça ne durera pas. Je quitte Bouzais avec l'accent québécois dans la tête.

 

12h00 Néret
Bons chemins et petites routes. La campagne recommence à se bosseler

13h30 La Châtre
Celà doit faire plus d'une heure que je roule avec le sac ouvert ! Ouf, rien de perdu !

17h00 Cluis
Au téléphone, on m'a remercié d'avoir choisi le gîte de Cluis comme étape. Ca doit être ça ce qu'ils appellent "l'esprit de Vèzelay". Le soir, feu d'artifice sur la place du village.


Lundi 14 juillet, Cluis - Bénévent l'Abbaye
8h00 Cluis
La nuit fut entrecoupée de bruits de pas au-dessus de ma tête. Le couple de cycliste qui était avec moi au gîte a dû mal digérer le repas au resto. Le responsable du gîte m'avait déconseillé d'y manger. J'avais préféré acheter mon repas chez l'épicier marocain, ouvert tous les jours, même dimanche et fêtes. Le livre d'or en est rempli de remerciements.

10h00 Gargilesse
Finies les plaines calcaires du bassin parisien. Le terrain redevient bien bosselé, et les trop courts passages sur chemins sont très agréables. La maison de Georges Sand est d'une étonnante simplicté.

12h30 Crozant
Cette photo pour marquer le lieu de l'unique réparation pour crevaison sur mon parcours

 

15h30 La Souterraine
Je réserve au gîte de Bénévent. Le fameux docteur C me conseille de m'approvisionner à la Souterraine car chez lui, tout est fermé. Je cherche désespérément un truc ouvert. Je parviens à acheter le dernier sandwich du seul café en activité.

17h00 Bénévent l'Abbaye
Je n'ai pas écouté les drôles de conseils du docteur qui m'invitait à prendre la route pour cette dernière section. Bien m'en a pris, les passages sur chemins sont très beaux et agréables à rouler. En chemin, je double Michel, pèlerin bruxellois qui fera aussi étape au gîte.
18h00 Bénévent l'Abbaye
Parmi l'interminable litanie des recommandations, on me déconseille de suivre l'itinéraire balisé pour aller à Limoges. Il y aurait beaucoup à dire sur cette alternative péremptoire et sans réel fondement. Je suis assez grand pour savoir par où je vais passer. Non mais !


Mardi 15 juillet, Bénévent l'Abbaye - Limoges
7h30 Bénévent l'Abbaye
Michel, le pèlerin belge, est tout aussi remonté contre ce qu'on lui a dit à l'accueil. Hier soir, nous n'avons même pas pu boire une bière ensemble, tout était fermé. On a partagé mon sandwich et sa boîte de couscous. Je file de bonne heure, j'aimerais être à Limoges pour le train de 15h00.

9h30 Saint Goussaud
Monts d'Ambazac, cote 668m, point culminant de la voie de Vèzelay. Le paysage y est montagneux, la montée routière aussi !

12h30 St Léonard
Je retrouve avec plaisir une ville un peu animée, et des magasins ouverts. Et un pèlerin parti par la voie du Puy et de retour de Compostelle par la voie de Vèzelay !

14h00 Limoges
Retour chez "les sauvages". Les bagnoles et les bahuts me frôlent, me coupent la route. Je les avais oubliés !

 

 

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