A VTT sur les chemins de Compostelle
Cartes postales

L'Espagne change

...le camino avec

Accueil cartes postales

Mon premier voyage en Espagne date des années 60. J'en garde le souvenir d'une frontière très contrôlée, odeurs sucrées, rues poussiéreuses en terre battue, routes chaotiques. Franco régnait encore, et l'unique chaîne de télé retransmettait des corridas à longueur de journée.... Un autre monde juste derrière les Pyrénées.

Au Moyen Age, le chemin de Compostelle a été un élément clef du développement économique des régions qu'il traversait : entretien et réfection des chemins, construction de ponts et d'hôpitaux, ont contribué à développer les échanges et le commerce. Aujourd'hui, les villages du camino embellissent à vue d'oeil. Les centres bourgs deviennent piétonniers et se couvrent de jolies dalles ou de pavés.

Les églises, les monuments, sont restaurés et remarquablement mis en valeur. Et bon nombre de nos agglomérations devraient s'inspirer des aménagements réalisés dans les grandes villes espagnoles. Pourtant, l'état de certaines habitations dans les petits villages autour de Burgos donne une idée de ce que pouvait être le mode de vie des habitants il y a quelques années seulement.

Le camino lui-même s'équipe de plus en plus : distributeurs de boissons fraîches dans le plus isolé des villages, goudronnage sur plusieurs kilomètres à l'entrée et à la sortie de Logrono, chemin "du désert" entièrement bordé d'arbres plantés tous les neuf mètres, portions de sentier tracées en bordure de route pour éviter les détours et protéger le pèlerin, pistes de desserte agricole gravillonnées et aplanies, fontaines d'eau potable... Certains regretteront ces aménagements, estimant qu'ils dénaturent l'esprit du camino.

D'autres, au contraire, les trouveront bienvenus.c Malgré cette modernisation, il persiste fort heureusement des constantes, qui font que l'Espagne reste encore l'Espagne et le camino reste le camino. Ainsi, dès la sortie des villages et agglomérations, avant même d'avoir passé les dernières maisons, on replonge aussitôt dans le camino authentique : le goudronnage cesse et le chemin reprend ses droits, poussiéreux, empierré ou terreux.

Village de Castille

A l'exception des grandes villes, pas de super marché ; il faut parvenir à dénicher la petite épicerie du centre bourg pour trouver sa pitance. Des bars animés et bruyants à tous les coins de rue, tapas et tinto à toute heure. Un air de fête permanent sur la place centrale du village dès la fin de l'après-midi.

La foule, bruyante et joyeuse dans les artères piétonnières des grands centres ville dès la tombée de la nuit ; bruit, musique, ambiance de fête permanente. En dehors des centres urbains, pas mal de sourires et de "buen camino" tout au long du chemin.

Tous ces bons côtés qui font l'Espagne telle qu'on l'aime et qu'on souhaite qu'elle demeure longtemps encore.

Accueil
Accueil