A VTT sur les chemins de Compostelle
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Les galères du camino

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Toujours tout beau, agréable, joyeux, convivial, le camino à VTT... Pour ceux que l'aventure tente toujours, voici un petit florilège des vilaines surprises qui les attendent au coin des chemins. Après ça, vous n'aurez peut-être plus qu'une envie : rester chez vous !

Des animaux très intelligents
Pourquoi taons, mouches et moustiques, attendent-ils que vous soyez en sueur, en train de grimper une vilaine côte ou de pousser le vélo, les deux mains occupées à tirer sur le guidon, pour, après vous avoir longuement et perfidement tournoyé autour du nez, se poser sur vous, dans un endroit de votre corps que vous ne pouvez pas voir, et auquel vous n'avez pas accès ?

Bienvenue chez l'habitant
Dimanche 16 Juillet 2000, étape Monréal - Nogaro. Non contents d'être déjà bien crottés (lire ci-dessous), nous passons devant une maison, comme tant d'autres, banale...
Médor en surgit, ventre à terre, tous crocs dehors, passablement irrité de nous voir piétiner ses plates-bandes.

Coups de gueule et injonctions, avec en prime un coup de tatane dans le museau, histoire de renvoyer le fauve dans ses appartements. La proprio, alertée par le vacarme, sort de chez elle, à peu près dans le même état d'esprit que son clébard. Je lui fais constater l'agressivité du monstre et la nécessité de le tenir à l'écart du passage. En guise d'excuses, elle suggère de nous envoyer aux fesses l'autre canidé de sa ménagerie, qui, selon ses dires, est trois fois plus gros et plus coriace que le premier.
Un accueil typiquement français.

Bain de boue
Dimanche 16 juillet 2000, étape Monréal - Nogaro, voie du Puy. Il pleut depuis deux jours et une nuit. Les chemins du Gers, argileux, sont restés à peu près secs dans leurs parties exposées aux éclaircies, mais dans les sous-bois, c'est une autre paire de manches ! Nous progressons tant bien que mal en nous appliquant au mieux à éviter les énormes étendues d'une boue glaiseuse, qui colle irrémédiablement aux pneus, recouvre câbles, patins, chaîne, rayons, s'infiltre dans tous les engrenages, nous éclabousse le visage... et qu'il faut nettoyer avec un bout de bois tous les deux ou trois kilomètres.

Record battu par le fiston qui réussit l'exploit de faire disparaître entièrement le vélo sous un énorme tas de glaise. Arrivés en fin d'étape, il nous faudra pas moins de deux heures pour remettre les machines en état de marche.

Vie collective
Pourquoi les ronfleurs sont-ils toujours les premiers à s'endormir ?!!!...
Pourquoi le plus gros ronfleur d'une chambrée choisit-il systématiquement de s"installer à côté de vous ?

La tôle ondulée
Enfin un chemin en vallée, plat, large et roulant. Joie du vététiste un peu lassé et épuisé par les interminables enchaînements de cotes, toutes plus raides les unes que les autres. On va pouvoir se détendre les pattes et le dos, pousser une petite pointe histoire de sentir un peu le vent, éliminer la sueur qui coule dans les yeux, bavarder avec un compagnon de route sans avoir à pister ornières et cailloux qui vous sautent dessus à chaque coin de chemin. Oui mais...

Etape Captieux - Roquefort, voie de Vèzelay, le pays landais, tout plat, tout plat... Le chemin emprunte le ballast d'une ancienne voie ferrée, et par dessous, on sent encore les traverses de bois qui transforment la piste en une effroyable tôle ondulée, où chaque demi-tour de roue fait bondir la bécane et le bonhomme, renvoyant sans cesse le sac à dos par dessus la tête, meurtrissant le pilote et son engin... Une bonne dizaine de kilomètres d'enfer, à progresser à l'allure du marcheur !
Etape Auch - Marciac, voie d'Arles, chemins du Gers. Les tracteurs ont des pneus larges, très larges même, qui laissent d'indélébiles sillons en travers des chemins, sur lesquels l'herbe repousse ensuite. En été, on ne voit rien, le chemin herbeux semble bien anodin. Mais en dessous, d'invisibles trous et ornières vous guettent à chaque mètre pour vous bondir dessus et vous envoyer à terre, ou bien transforment votre engin en infernal vibromasseur. Une journée entière à ce régime, ça vous use le bonhomme par le fondement!

Lois de l'emm... maximum
Pourquoi, quand vous roulez sagement sur un chemin, et que surgit une ornière, quelles que soient la taille et la position de celle-ci, la roue avant du vélo va t-elle systématiquement choisir de s'enfiler pile dedans alors que, de votre côté, vous aurez tout fait pour éviter qu'elle ne s'y engouffre ? !!! Cette question est également valable pour les : gros cailloux, morceaux de bois, flaques de boue, passages humides, fossés, épineux, bancs de sable...

Pédaler même dans les descentes
Toujours juillet, le mois le plus propice... etc, etc... Mercredi 18 Juillet 2001, de Navarrete à Belorado, camino françès. Une étape sur les plateaux de Castille, légèrement bosselée, facile et roulante, du beau chemin blanc... Oui mais, une tempête sévit en France au même moment. Conséquence, un violent vent d'ouest, donc de face, pour ne pas dire pleine g..., avec de puissantes rafales qui obligent à pédaler, même dans les portions descendantes, et transforment les faux-plats en ascensions redoutables. Un brise moral assuré ! Une galère qui avait déjà commencé la veille et qui se poursuivra encore le lendemain.

Squatters de gîtes
Samedi 15 Juillet 2000, étape Lectoure - Monréal. La pluie a démarré tôt le matin, et n'a pas cessé de la journée. En fin d'après-midi, nous arrivons à Monréal, jolie petite bastide du Gers, qui doit être bien belle ... sous le soleil. Trempés jusqu'aux os. L'office de tourisme est encore ouvert, et on nous informe que le gîte d'étape est complet. Bizarre, il n'y avait pas grand monde ces jours-ci sur les chemins. Et pas d'hébergement dans le village, tout est complet aussi ! Le responsable finit par nous trouver une chambre d'hôte, mais à 5 km de là. Repédalage sous une pluie battante. Heureusement, l'accueil fort sympathique nous réconfortera de nos misères. Le lendemain, sur toute l'étape, nous ne rencontrerons que deux pèlerins !
Qui donc squatte les gîtes ?

 

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