A VTT sur les chemins de Compostelle
Textes choisis

Le Puy en Velay - Saugues

Textes choisis

MARDI 02/07/2002

8 h 20 : L'équipe motivée est au complet pour un périple qui va frôler les 650 km.

ARMEL l'initiateur du projet, le " pro ", qui a déjà fait Ponchâteau (Loire Atlantique) - St Jacques de Compostelle en vélo de route l'année précédente, soit plus de 1300 Km, un homme entraîné et toujours de bonne humeur.
JACQUES le technicien matériel, le spécialiste des descentes un peu casse-gueule et qui parle une multitude de langues (polyglotte=plusieurs langues donc qui peut coller les timbres à la poste. Oui, je sais elle est facile et élémentaire).
PATRICE le moins " expérimenté ", car plutôt randonneur à pied mais qui s'est vite pris au jeu et se retrouve parachuté lecteur de cartes, puis plus tard, logisticien de l'équipe sans oublier son sens inné de la photo qui fait qu'aujourd'hui nous avons de beaux souvenirs,
PHILIPPE, petit vététiste, apporte le véhicule d'assistance une 205 GRD rouge avec ses 265 000 Km au compteur, à laquelle on va fixer une remorque pour transporter les 4 vélos sans oublier le coffre de toit pour les tentes et sacs de couchage… le breton… parfois râleur de l'équipe … et rédacteur de ses quelques notes.
Donc, départ de Ponchâteau et que vive l'aventure…. Va-t-on être à la hauteur de notre projet ?

10 h 15 : Arrêt sur l'aire de Baugé : Armel prend le relais.

Le temps est maussade, des averses passagères, la température de 18°, mais l'ambiance est bonne. Jacques nous fait part de ses premières impressions : " Toujours pas d'auto-stoppeuses !!", puis c'est le cri du ventre et le trop fameux " Papa ! J'ai faim ".
Armel nous propose une conduite quelque peu sportive : 2 feux, oui !! 2 feux orange voire bien mûrs ! Il perd 1 point pour conduite douteuse.
12 h : Arrêt à Bléré. Grand casse-croûte (Jambon cru et fromage du Cantal) et eau minérale.
13 h : Jacques prend le relais au volant… Il nous propose une de ses pensées hautement philosophiques dont il a le secret quand tous les autres ne songent qu'à se laisser glisser dans les bras de Morphée " Je me demande si ça sent plutôt le cochon ou le bouc ? " et oui, les produits du terroirs laissent des traces chez les consommateurs.

18 h 45 : Arrivée au camping du Puy en Velay. Aucun problème de réservation, il y a encore beaucoup de places inoccupées. Implantation rapide des tentes puis passage devant l'église perchée de St Michel. Ensuite nous envisageons un petit saut en ville, pour se repérer et trouver le point de départ de notre périple tout en se rendant devant la cathédrale. Nous trouvons un estaminet pour nous restaurer et ce sera des spaghettis carbonara précédés d'une petite bière désaltérante sur proposition d'Armel qui bien sûr gagne au moins 1 point. Il faut prendre des forces tout en consultant une dernière fois la carte.

Nous procédons aussi au tirage au sort pour savoir qui ne sera pas du départ en vélo, mais chargé d'attendre les 3 autres sur le parcours. Jacques prendra donc en premier la voiture, suivi de Pat, de Phil et pour finir d'Armel. Afin de préserver nos forces, nous avons décidé que chaque membre du groupe prendrait une fois le volant dans la journée. Mieux vaut prévenir que guérir !! Nous envisageons pour le lendemain une première étape test de 49 km qui nous mènera du Puy en Velay à Saugues... si tout se passe bien et comme convenu. Allez bonne nuit les petits !!

MERCREDI 03/07/2002 : 59 km

6 h 45 : Les choses sérieuses débutent !! L'excitation du départ est bien présente !! La levée des troupes se fait sans aucun retard car on a projeté de faire le matin une première étape d'environ 27 km (le Puy/Monistrol d'Allier) puis dans l'après midi une seconde étape de 22 km (Monistrol/Saugues). Enfin, si tout se passe bien, car je pense qu'au départ personne n'est trop fier !! Le temps est dégagé, sec et la température de 23° C

9 h : Allez c'est parti !! On enfourche les vélos après avoir vérifié nos réserves en eau, en barres de céréales ou en fruits secs, sans oublier une paire de lunettes et un casque bien vissé sur la tête.
On pédale dans le centre ville et déjà on a un peu de mal à trouver le balisage de départ. On commence bien !! Mais on s'y retrouve et après avoir donné quelques coups de pédales en ville, on attaque rapidement la première difficulté. Une côte sur bitume à la sortie de la ville. Dur, dur pour un démarrage sans véritable échauffement !! Alors on y va tranquillement avec " tout à gauche " en attendant la suite, à savoir des parties empierrées sur un chemin assez large, mais le dos n'aime pas trop ça !!

11 h : Juste avant Montbonnet, Jacques nous attend comme convenu avec la voiture. Il piaffe d'impatience d'enfourcher son vélo… Un peu d'eau, quelques minutes de pause et d'étirements éventuels et on repart dans la bonne humeur. Pat s'occupe du véhicule et du ravitaillement pour la collation de midi.

Après Montbonnet, c'est le premier pied à terre. Notre fierté en prend un coup, mais il faut être raisonnable et ménager les organismes et les montures...

Dur, dur dans les empierrages de réussir à gravir une côte trop pentue. Il faut s'économiser. Nous perdons au moins 1 point !!

Après Saint Privat d'Allier, au niveau du lieu-dit Pratclaux, nous avons le choix entre poursuivre sur du bitume ou un chemin poussiéreux.
Nous optons pour la 2e solution, et c'est le début d'une véritable galère avec PORTAGE [ce mot nous faisait souvent bondir ou râler car il signifiait que notre élan allait être interrompu pendant une durée plus ou moins longue et pour un vététiste il n'y a rien de plus rageant que de marcher bêtement à côté de sa monture] à la clé dans une descente très casse gueule, trop casse gueule même pour un vététiste averti et expérimenté. Ce passage est donc vraiment inutile !! Il n'apporte rien et fait chuter la moyenne kilométrique.

Mais, on se rattrape avec une super descente vers Monistrol à plus de 50 km/h. Ca décoiffe !! Au moins ceux d'entre nous qui ont encore des cheveux !!
13 h : Pat nous attend avec le ravitaillement : jambon cru, eh oui, il en reste encore !! du pâté de lapin, des tomates et des brugnons. Un bon repas en prévision. Mais Armel gagne définitivement 2 points pour son trop fameux " Patron, une mousse !! ". On veut bien galèrer un peu, mais on ne doit pas négliger les petits plaisirs de la vie, tout de même !!

14 h : Fin de la détente, il faut repartir. Je ne suis pas peu fier de prendre à mon tour la voiture, car ça va monter super grave. La première véritable difficulté du parcours d'abord sur du bitume vers Escluzels, puis il faut prendre un petit sentier sur la gauche qui monte, monte, monte encore. Je laisse mes camarades et vais me placer à Vernet pour les attendre.
15 h : Ils arrivent !! Ils ne semblent pas trop défaits, ils rigolent. Le moral est toujours au beau fixe. Je leur décerne 3 points supplémentaires pour ce bel effort. Armel ne veut pas prendre la voiture si près du but et décide de continuer avec Jacques et Pat. Les pèlerins en pédestre sont déjà plus nombreux sur cette partie du parcours. Le temps se couvre et devient menaçant.

15 h 30 : Nous nous retrouvons à Saugues, au camping municipal, mais il a plu. Les vététistes sont bien trempés. J'ai échappé à la pluie. Oui ! Oui !! Mais il faut maintenant monter la tente.
Pat va alors gagner 2 points en ayant l'idée de demander s'il n'y a pas de gîte afin d'être bien au sec. Eh si !! Il en reste encore deux. Alors pour 6 € le gîte contre 5 € la tente, pourquoi se priver d'être si bien à quatre au sec et de dormir dans un vrai lit. La pluie redouble d'intensité !!

19 h : Un bon repas copieux nous attend dans une ambiance très sympa et à recommander " Au petit chez soi ". Ainsi pour 49 € : charcuterie de pays + côte de porc et pâtes !!+ fromage + café + vin pour environ 5 heures de vélo (Armel distance maxi : 52 km Phil distance mini 28 km) et notre premier contrat rempli.

Philippe

Accueil
Accueil