A VTT sur les chemins de Compostelle
VTT et chemins

Trucs et astuces
Pour nous faciliter le camino ... et celui des autres

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Se faire entendre et accepter des marcheurs
Le camino appartient avant tout aux marcheurs, les vététistes y sont "acceptés". La discrétion et le respect de chacun sont les garants de la tolérance et de la convivialité mutuelles !

Mon truc
Une petite clochette (rayon chasse des magasins de sport). La passer autour du cintre avec un gros élastique. Il suffit de la libérer quand on aperçoit un marcheur ou dans les passages délicats.

Rouler tranquille
Le camino appartient avant tout aux marcheurs, les vététistes y sont "acceptés". La discrétion et le respect de chacun...

Mon truc
Aménager ses étapes en fonction de la fréquentation du chemin. Entreprendre une bonne montée (du genre col de Bentarte, Cebreiro ou Montès de Leon) à la fraîche ou en fin de matinée. La vitesse de grimpe à vélo ne gène pas le marcheur, et celui-ci compatit à l'effort que vous fournissez. Réserver les longs spots de descente pour l'après-midi, quand il fait plus chaud et qu'il n'y a presque plus de marcheurs, c'est bien mieux pour le fun et on ne dérange pratiquement personne.
Plus on approche de Santiago, plus la densité de marcheurs est importante. Ne pas hésiter à faire la grasse matinée et rouler surtout l'après-midi. Le climat de Galice s'y prète assez bien.

Affronter la canicule
L'été étant la seule saison raisonnable pour faire les chemins à VTT, il faudra gérer les risques de canicule, particulièrement en Castille, mais aussi dans le sud et le sud-ouest de la France.

Mon truc
Une petite serviette de bain. Bien la tremper à chaque occasion (fontaine, robinet, rivière, lavoir...), imbiber également le maillot et l'avant du cuissard (éviter l'arrière, cela peut provoquer des irritations). Enrouler la serviette autour de la tête comme un turban, de manière à couvrir aussi les épaules. Sensation de fraîcheur permanente, qui protège aussi de l'insolation, et permet de passer tranquillement la barre des 40° à l'ombre. Utiliser l'eau du bidon, même chaude, pour entretenir l'humidité.

Ne pas se perdre
En Espagne, plusieurs marques (bornes, panneaux...) bordent le chemin et varient selon l'emplacement et la région traversée. Mais un élément est commun à l'ensemble du camino francès et aragonais, c'est la fameuse flèche jaune. En principe, impossible de la perdre, elle est omniprésente sur le camino, quelquefois même un peu trop. Pas besoin d'une carte détaillée comme en France.

Mon truc
Si, après un carrefour ou un passage douteux, vous ne voyez plus de flèches au bout de quelques centaines de mètres, faites demi-tour.

Etre hébergé en gîte collectif
Compostella, crédential..., le passeport
Croyant ou non, pèlerin ou randonneur, à pied, à cheval ou à vélo, la "crédentiale" est le passeport indispensable. En Espagne, la crédenciale est toujours exigée pour bénéficier de l'accueil en gîte. En France, elle commence à l'être pour les accueils gratuits, notamment les gîtes gérés par les associations locales. Ce passeport s'obtient auprès des associations des amis de St Jacques (voir la liste), sans avoir à justifier ni de ses motivations, ni de sa religion. Le demander avant le départ.

Mon truc
Désormais un seul modèle de crédencial est reconnu comme officiel, il s'agit du modèle espagnol. De plus, il est obligatoire d'avoir apposé deux tampons par jour sur les 100 derniers kilomètres. Pour obtenir lanouvelle credenciale, faire la demande sur le site de l'ACIR.

Prévenir les bobos
Rouler sur les chemins de Compostelle, en respectant les élémentaires recommandations de prudence, présente beaucoup moins de risques que sur la route. Si on déplore régulièrement des accidents mortels chez les cyclistes, il n'y en pas eu à ma connaissance chez les vététistes. Dans la trousse de toilette, emporter un désinfectant et du pansement, une crème de protection solaire, un tube d'aspirine et ...

Mon truc
Une pommade pour cicatriser et soulager les irritations intimes du cycliste. A demander à votre pharmacien.

Remplir le bidon
En Espagne, le camino se développe et contribue aussi au développement des villages qu'il traverse. De nombreux équipements apparaissent, les villages s'embellissent, les rues principales se couvrent de pavés, et on y trouve de plus en plus de fontaines. Ces fontaines sont en principe potables, l'eau y est fraîche, inutile de se surcharger en bidons. Attention cependant car dans la traversée de la Castille, il y en a un peu moins, mais on peut solliciter les bars. En Galice, on retrouve des fontaines d'eau potable tout au long du chemin.

Mon truc
En France, si vous ne trouvez pas de robinet public, cherchez un cimetière car il y a toujours un robinet pour l'arrosage des fleurs. En Espagne, l'eau des fontaines à robinet est en principe potable, celle des fontaines à eau courante ne l'est pas forcément. Se renseigner avant de remplir le bidon.

Faire son nid
Il n'y a en principe pas de problème pour trouver un lit, même si les auberges de pèlerins sont bien souvent complètes à l'approche de Santiago. Le vététiste n'étant fort justement pas prioritaire, rien de sert de vouloir vivre au rythme du pèlerin marcheur, à savoir arriver tôt pour trouver plus facilement une place. Le vététiste qui opte pour l'option "tout allégé" sur le dos ne peut pas se permettre d'amener un duvet, trop lourd et trop encombrant. De plus, en Espagne, les auberges de pèlerins ne proposent pas, "en principe", de couverture.

Mon truc
- S'arranger pour faire étape dans les villes, plus particulièrement en Espagne. On y trouve toujours un moyen d'hébergement, même en arrivant tard.
- Un drap housse très fin (soie ou coton) pour mettre sur le matelas. On en trouve dans toutes les enseignes spécialisées en randonnée. Pour la couverture, il suffit de demander "una manta limpia" à l'hospitalero. Vous verrez qu'on vous en trouvera toujours une.

Se protéger des vols
Sur le camino, chacun, homme ou femme, peut circuler librement et sans risque, même en voyageant seul. En revanche, il existe un risque, très faible mais bien réel, c'est celui du vol. Des rumeurs plutôt fondées de disparition de sacs à dos, voire même de linge, courent le long du chemin. Mais le plus embêtant et le plus probable reste le vol des papiers et argent. Si le phénomène reste marginal, mieux vaut prévenir tout risque et ne jamais baisser la vigilance.
Vu au gîte de Ponferrada : une affichette, comme au bon vieux temps du far-west, avec la photo d'un pèlerin-brigand dont la technique consiste à se prendre d'amitié avec une personne, quitte à cheminer un jour ou deux avec elle, pour profiter d'un moment d'inattention et filer en douce avec argent, carte bleue et papiers... Autre technique, plus discrète: l'écumage de gîtes, toujours en se faisant passer pour un pèlerin.

Mon truc
- A deux ou plus : ne jamais laisser les sacs avec papiers et argent sans surveillance , même un court instant, même (et surtout) dans les gîtes. Une fois installé, déballer tout le sac en vrac sur la couchette, son contenu n'intéressant pas grand monde.
- Seul : papiers, CB, argent et clés dans une pochette autour du cou que j'emporte avec moi systématiquement dès que je dois laisser le sac (douche, toilettes...) un seul instant. En ville (achats, visite...), j'attache le vélo dans un endroit visible et très fréquenté. Il m'arrive même de demander à quelque personne assise sur un banc de me le surveiller. Quand au sac, je l'emporte le plus souvent possible avec moi.

Se protéger des cerbères
Les voies de Compostelle qui utilisent les itinéraires des sentiers de grande randonnée sont des chemins en général publics et reconnus comme tels. Les riverains en connaissent la fréquentation et, dans leur immense majorité, respectent celui qui passe en tenant leur animal favori à l'écart.
Malheureusement, il existe quelques inconscients et irresponsables (restons polis ) qui, tout comme leur chien, ont tendance à croire que ce qui s'approche de leur territoire est forcément suspect et présente une menace pour leur sécurité. La probabilité d'une rencontre désagréable avec un cerbère agressif reste heureusement assez faible, mais elle est plus haute en France (terre d'accueil ?!) qu'en Espagne. Les quelques animaux de compagnie qui bordent ça et là les chemins, surtout dans les villages, sont en principe du genre placide, et il n'y a pas de raison d'en avoir peur, particulièrement si le chien est espagnol et que de surcroît, c'est l'heure de la siesta ! C'est en Galice qu'on en trouve le plus, mais ils sont tellement accoutumés aux pèlerins qu'ils ne lèvent même pas le museau pour vous regarder passer.
Voici un résumé des cas de figure rencontrés et quelques suggestions de réactions à adopter.

1. Médor se fiche complètement de vous. C'est ce qui arrive la plupart du temps. Certaines personnes ont cependant la fâcheuse habitude de laisser leur chien divaguer, sous prétexte "qu'il n'est pas dangereux", comme ils disent... Oui, sauf le jour où ...

2. La bestiole avance droit vers vous, tête haute. En principe, c'est plutôt de la curiosité. Continuer à pédaler, sans accélérer, en faisant surtout attention à ce qu'elle ne s'approche pas trop près. Un "couché !" bien pétaradant doit la renvoyer à sa sieste.

3. Même chose, mais en aboyant. Là, l'animal veut vous montrer : soit que vous êtes un étranger sur son territoire, soit que vous lui avez flanqué la trouille. La réaction de la bête peut être imprévisible : de la simple protestation au réflexe d'autodéfense. Si la bestiole ne répond pas aux injonctions vocales, décrocher le pied de la pédale et se préparer soit à sauter du vélo, soit à ajuster un coup franc bien placé (d'où l'utilité des bonnes chaussures de vélo à bout très dur).

Les dangers du VTT4. Le monstre vous fonce dessus, tous crocs dehors, truffe et queue au ras du sol. Ceux-là, en général, arrivent sur vous en décrivant une courbe par derrière. Alors là, pas de quartier ! Surtout, ne pas accélérer, ce serait encore plus dangereux de chuter en pleine vitesse. Et puis fuir, c'est s'avouer dominé et encourager l'agression. Selon la taille du dragon, opter pour les réflexes suivants :
- Un bon coup de tatane bien placé dans le museau. C'est efficace dans certains cas, mais la position assise réduit considérablement la puissance du coup. Il faut être bien rôdé pour utiliser cette technique. (Ne pas hésiter à s'entraîner préalablement avec un ballon, puis tester... avec les chiens du quartier ...!) Attention : certains teigneux arrivent à encaisser les coups mal ajustés et ne renoncent pas pour autant.
- Descendre aussitôt du vélo et faire face, cela déconcerte bien souvent les bêtes sauvages.
- Si le fauve insiste, ramasser (ou faire semblant de ramasser) une (grosse) pierre. Là aussi cela décourage les vaillants. S'éloigner ensuite à pied en maintenant la menace.
- Enfin, si le monstre persiste, utiliser le vélo comme bouclier, un peu à la manière de la chaise du dompteur, et ne pas hésiter à avancer vers lui (d'où l'avantage de ne pas surcharger son vélo de sacoches). Très efficace, car la bête ne peut absolument pas attaquer, au risque de s'exploser les crocs sur le cadre. Cette technique m'a d'ailleurs sauvé la vie une fois, face à deux bergers allemands hyper agressifs. Rassurez-vous, ce n'était pas sur le camino !

5. Mais le pire, ce sont les fourbes. Ceux qui attendent que vous soyez passé pour vous attaquer en douce et par derrière. Le seul moyen dans ce cas, c'est d'anticiper leur présence, en restant aux aguets lors des passages devant les cours de ferme et les portails ouverts. 6. Dans tous les cas, il faudra d'abord "jauger" la bête et calculer rapidement son degré d'agressivité pour définir l'attitude à adopter. Quelques confrères utilisent la bombe anti-agressions. C'est efficace, mais il faut pouvoir dégainer rapidement. De plus, cela peut aussi servir si le maître se montre aussi agressif que son garde du corps ! Une solution : prévoir un emplacement sur le cadre.
Autre solution : le sifflet à ultra-sons. Pour l'avoir testé sur le chien du voisin, je doute de son efficacité...
Pour ceux qui voudraient investir, on trouve sur le marché du net des appareils "repousse-chiens" à 42€, qui doivent pouvoir s'attacher sur le cadre. En vente chez JR International

Enfin, certaines circonstances relevant de la légitime défense, je garde toujours dans la poche dorsale du maillot un couteau à lame rentrante, dans le cas extrême où ... Cela me permet surtout de rouler "rassuré", d'autant qu'à ce jour, je n'ai jamais eu à l'utiliser .

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