A VTT sur les chemins de Compostelle
Chemins d'Europe

Via de la Plata

Séville - Astorga - Santiago, 1020 kms

Mise à jour 2010

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Sur le chemin de St Jacques de Compostelle
La via de la Plata
de Séville à Santiago par Ourense
Lepere éditions

Un guide complet très détaillé est disponible
sur le site des Amis de St Jacques Pyrénées Atlantiques

Très ancienne voie de communication, la via de la Plata, route de l'argent (mais n'ayant aucun rapport avec ce métal), est un axe majeur, historique et culturel, qui relie l'Espagne du Nord au Sud, passant par des villes et des sites prestigieux. Par la force des choses, cette route est aussi devenue un chemin de Compostelle. L'itinéraire, à 85% sur chemins et sentiers, traverse de grandes étendues de prairies et des zones un peu montagneuses. Moins spectaculaire du point de vue des paysages que le camino francès, la via de la Plata est aussi un chemin solitaire, encore peu fréquenté, qui vaut surtout par les villes au patrimoine prestigieux qu'il traverse (Séville, Mérida, Caceres, Salamanque...) Elle emprunte le trajet d'une voie romaine, aujourd'hui recouverte par le goudron, mais dont subsistent ça et là quelques témoignages.

La via de la Plata est désormais très bien balisée de flèches jaunes. S'il existe au moins une possibilité d'hébergement dans chaque ville ou village, il arrive que le confort soit un peu spartiate et la propreté douteuse. Quelques auberges plus modernes commencent à voir le jour. Il faudra surtout redouter la canicule, qui peut commencer à sévir dès le mois de Mai et tenir compte du fait, pour l'approvisionnement en eau, que certains villages sont espacés d'une vingtaine de kilomètres. L'ensemble Séville - Astorga réalise un itinéraire de 720 kilomètres auxquels il faudra ajouter les 300 kilomètres restants, à partir d'Astorga, pour atteindre Santiago. Une belle "balade" en perspective.


Cette fiche est une traduction-synthèse du descriptif détaillé mis en ligne sur le site Mundicamino, entièrement revue et complétée du témoignage de Thierry, qui a intégralement réalisé l'itinéraireà VTT au cours de l'été 2010. Un grand merci à lui.

Séville - Mérida, 219 kms

La traversée de l'Andalousie, légèrement bosselée au-delà de la vallée du Guadalquivir, se fait majoritairement sur pistes, chemins et sentiers sans difficultés techniques, à travers prairies et oliviers. Le passage entre Andalousie et Extremadura est très bosselé et au printemps, il faudra franchir de nombreux gués.

Séville - Almaden, 72 kms

Séville : cathédrale, Alcazar, la place d'Espagne...
on ne présente plus l'extraordinaire capitale andalouse.

Les jolis villages d'Andalousie, éclatants de blancheur.

Les églises et monastères de styles gothique, mudéjar ou baroque : Guillena, Castilblanco, Almaden, Real, Monesterio, Fuente de Cantos, Los Santos, Villafranca

Château d'El Real (XIV°)

Eglise fortifiée de Calzadilla

Palais des ducs, plaza grande et couvents de Zafra

Zafra


Sortie urbaine de Séville : rejoindre la passerelle piétonnière sur le Guadalquivir. Il est un peu délicat avec le flot de la circulation de se mettre d’emblée sur la bonne voie pour sortir de Séville sans stress, surtout si on démarre avant le lever du jour... Voici un itinéraire possible. Pour accéder à ladite passerelle, démarrer de la cathédrale, Plaza del Triunfo. Rejoindre l’Avenida de la Constitución qu’on traverse pour rejoindre la Calle Santander en face qui nous amène à proximité de la Torre del Oro, sur la rive du Guadalquivir. Prendre à droite (Nord-Ouest) pour atteindre le Puente de Isabel II (ou de Triana). De l’autre côté du pont, prendre la Calle de Castilla (première à droite). Poursuivre jusqu’à une placette et continuer en face jusqu’à la Ronda de Triana.  Prendre à droite pour rejoindre une large avenue nommée Calle Odiel, traverser l’avenue en empruntant un large rond-point pour rejoindre la Calle Juan de Castellanos (à gauche) qui nous amène sur la rive du canal, jusqu’à l’Avenida Carlos III. La passerelle est en face, dans l’axe. Prendre à droite sur l’avenue et traverser pour rejoindre la passerelle. On rejoint Camas qu’on traverse sans quitter l’avenue principale.

Parc de BerrocalA la sortie de Camas, continuer tout droit (plein Nord) après le rond-point. A partir de là, les flèches jaunes sont nombreuses. On arrive à Santiponce (ruines d’Itálica, ouverture au public à partir de 9h00). Après Santiponce, fin de la section urbaine, prendre l'itinéraire cycliste (sablonneux, mais recommandé également aux marcheurs). C'est une large piste agricole rectiligne au milieu des champs jusqu’à Guillena. Après Guillena, le chemin se faufile au milieu d’une zone industrielle qu’on quitte rapidement puis monte en pente douce au milieu des champs, orangeraies et oliveraies, bordé de quelques cactus, pour atteindre la première zone de « dehesa » : collines boisées de chênes verts et de chênes liège au pied desquels les troupeaux de bovins trouvent une herbe plutôt rare. Le chemin se rétrécit peu après et devient plus « technique » en entrant dans une zone de maquis couverte de plantes aromatiques.  Agréable parcours de vrai VTT. On rejoint ensuite la route que le sentier longe pendant quelques km pour atteindre Castilblanco.

Secteur bitumé de 16 kmsaprès Castilblanco, malheureusement encore incontournable, mais sur route très peu fréquentée avec des paysages agréables. Quelques bonnes grimpettes sur un asphalte qui a aussi le défaut d’emmagasiner la chaleur. L’arrivée dans le parc du Berrocal est un vrai soulagement, d’autant que là aussi, le paysage, très sauvage (on peut y croiser des cerfs) est bucolique, et traversé par une piste large et roulante qui se faufile entre les collines. Court secteur cimenté à proximité de la maison forestière, peu après l’entrée dans le parc. Peu avant l’arrivée à Almaden, le chemin grimpe fortement (poussette) pendant quelques centaines de mètres jusqu’à un petit col (table d’orientation), mais le secteur sera à terme probablement aménagé pour radoucir la pente par quelques lacets. La descente sur Almaden, très raide et empierrée est assez périlleuse : prudence !

Almaden - Fuente de Cantos, 57 kms

Le chemin est maintenant en Extremadura et devient plus bosselé. Sentier sur 5 kms après Almaden. Depuis 2010, cette section de chemin est désormais ouverte aux pèlerins et se continue au milieu d’immenses propriétés. Ce serait dommage de manquer ce secteur en optant pour la route. C’est la zone où on rencontre beaucoup de cochons, élevés en semi-liberté, qui prennent le frais dans de grandes mares boueuses aménagées pour eux. On peut y croiser aussi quelques uns de leurs cousins sauvages, des sangliers pas franchement hospitaliers : éviter de faire mine de tenter une approche si des petits font partie de la troupe. Partie très sauvage, même si on passe parfois à proximité de grandes « fincas » habitées par des riches propriétaires. Le secteur comprend aussi quelques grimpettes sévères qui s’enchaînent sur un terrain parfois instable qui impose de mettre pied à terre (poussette). Quelques passages un peu techniques aussi, pour le bonheur des VTTistes, en redescendant vers Real de la Jara sur des chemins étroits et raides. Arrivée tranquille à Real de la Jara, en légère descente.

Après MonesterioLa zone comprise entre Real et la jonction avec l’autoroute est encore très agréable. Au relais routier, prendre vers Monesterio, même si on a l’impression qu’on va s’engager sur une route à grande circulation : on retrouve rapidement le chemin au niveau d’un petit bosquet d’eucalyptus qu’on traverse. La montée vers Monesterio est en pente assez douce sur un chemin qui longe d’abord la route (difficilement praticable à vélo, puis sur une large piste de terre. Profil descendant mais bosselé sur bons chemins, avec des propriétés à traverser, entre Monesterio et Fuente de Cantos. Ce secteur traverse encore une très belle zone de dehesa, très sauvage. On progresse le long d’un agréable chemin souvent bordé de murets de pierre. A la sortie de ce passage de quelques kms, on entre dans une zone découverte, vaste étendue de petites collines cultivées où l’ombre est rare. Fuente de Cantos est le village natal du peintre espagnol Zurbarán.

Fuente de Cantos - Merida, 90 kms

Après Fuente de Cantos, on entre dans la « Tierra de los Barros », terre argileuse rouge qui se transforme en une boue collante par temps de pluie. Le trajet emprunte cependant le plus souvent une large piste très bien entretenue. Le seul secteur susceptible de poser problème en cas de pluie se situe peu après Calzadilla de los Barros : faire attention au balisage (flèches jaunes), car le chemin s’éloigne de la route à angle droit pour se diriger vers le Nord-Ouest. On entre alors dans un secteur où il faut passer à gué deux ruisseaux au fond vaseux dans lequel on peut facilement s’embourber. Parcours en plaine, plutôt plat, excepté à la sortie de Zafra (qui vaut une visite) avec le franchissement d’un petit col, et qui traverse une zone couverte de vignes et de quelques oliviers.

Mérida - Salamanque, 290 kms

La transition vers les hauts plateaux de Castille s'effectue par le franchissement de passages montagneux. La ville de Salamanque constitue une superbe étape au coeur d'un ensemble de chemins souvent rectilignes, déserts, et qui peuvent être chauffés à blanc par le soleil.

Merida - Caceres, 77 kms

Mérida, ville romaine : aqueduc, ponts, théâtre, amphithéâtre...

La cathédrale de Caceres

La muraille d'enceinte de Galisteo

Ruines romaines de Caparra

Salamanque : célèbre université, plaza mayor, deux cathédrales, nombreuses églises et couvents... L'une des plus belles villes d'Espagne (...et d'Europe)

Salamanque

Pour sortir de Mérida on passe à proximité des vestiges de l’aqueduc. Après quelques kms de bitume, on arrive au réservoir de Proserpina, puis le chemin rentre dans un secteur sauvage constellé de gros blocs de granit et aux allures de brousse africaine. On serait à peine surpris d’y croiser des antilopes ! Après l’agréable petit village d’Aljucen, on retrouve une belle zone forestière dont on sort par un secteur un peu raide et caillouteux mais assez facilement franchissable. Le chemin se retrouve ensuite sur un plateau qui nous amène jusqu’à Alcuéscar, puis descend en pente douce jusqu’à Casas de Don Antonio où on rentre après le franchissement d’un beau petit pont romain. Le chemin longe ensuite la route pendant plusieurs kms et évite en principe Aldea del Cano qui mérite pourtant un petit détour. La suite jusqu’à Cáceres ne présente ni grand intérêt ni difficulté particulière. La montée pour rentrer dans le superbe quartier historique de Cáceres est très raide mais vaut la peine.

Caceres - Carcaboso, 85 kms

GalisteoCourte portion bitumée à la sortie de Cáceres puis on retrouve un chemin roulant qui nous amène jusqu’à Casar de Cáceres. Le secteur entre Casar de Caceres et le lac d’Alcantara est traversé par un beau chemin bordé de murets de pierre. Beau panorama de part et d’autre du chemin. Arrivé en bordure du lac, il n’y a pas d’autre possibilité que de prendre la N630 sur une petite dizaine de kms, même si un sentier piétonnier a été découpé en bordure de la route mais difficilement praticable à vélo. En face de l’entrée du centre nautique, il faut s’engager à droite (indications bien visibles) sur un chemin étroit, caillouteux et raide dans un premier temps puis qui s’élève en pente douce au milieu des troupeaux de vaches. La dernière montée pour rejoindre Canaveral est un peu plus raide. En revanche, un ou deux kms après la sortie du village, le sentier franchit un secteur court mais très raide (poussette) qui se radoucit ensuite pour atteindre un petit col. Après ce col, on roule un petit moment au milieu des arbres puis on arrive dans une zone plus ouverte et buissonnante. Dans l’étape Grimaldo - Galistéo, après le passage sur le canal les marques ont été effacées. Une déviation a été mise en place après le canal, partant sur la gauche au lieu de la droite et passant par Alagon del Rio. Ça rallonge de quelques kilomètres, mais c’est le prix pour éviter un propriétaire récalcitrant. Un peu avant d’atteindre Galisteo, le chemin franchit un dernier raidillon en haut duquel on découvre en contrebas ce beau village fortifié qui vaut aussi une visite.

Carcaboso - Fuenterroble, 74 kms

Selon les conseils de la Sra Elena qui tient l’auberge « ruta de la Plata » à Carcaboso, le chemin est tout fait à praticable à vélo, ce qui est effectivement le cas : tous les passages de franchissement de murets ont été éliminés, il suffit de suivre fidèlement le balisage (flèches jaunes). Il serait dommage d’éviter ce secteur agréable où le sentier se faufile entre les chênes et au milieu des troupeaux jusqu’à Venta Quemada (où arrive l’option routière). On arrive ensuite au fameux Arc de Cáparra et au chantier de fouilles à proximité, témoignages de la présence d’une importante cité romaine dans une zone située désormais en pleine campagne. La portion entre Aldéanueva et Baños de Montemayor est routière en grande partie. La montée après Baños jusqu’au col de Béjar est assez raide mais courte et s’effectue sur les pavés de l’antique chaussée romaine restaurée. Une jolie descente forestière marque l'entrée en Castille et se poursuit jusqu'à la Calzada de Béjar qu'on atteint par d'agréables chemins et une bonne grimpette finale. Itinéraire facile jusqu'à Fuenterroble de Salvatierra, avec petite route en montée entre Valverde de Valdelacasa et Valdelacasa.

Fuenterroble - Salamanque, 54 kms

La montée du pic de la Dueña (point culminant de la voie, 1152 m d'altitude) est certes bien raide et assez technique mais tout à fait franchissable. La descente demande de la vigilance. Beau secteur de vrai VTT qu’il serait dommage de contourner. Très beau panorama au sommet. Le chemin entre sur les hauts plateaux de Castille. Itinéraire roulant avec pas mal de sections routières jusqu'à Salamanque..

Salamanque - Astorga, 200 kms

Les plateaux de Castille, souvent roulants et faiblement bosselés, l'ennemi principal reste le risque de chaleur qu'il faudra gérer soigneusement, les possibilités d'approvisionnements en eau étant parfois fort éloignées les unes des autres.

Salamanque - Zamora, 66 kms

Zamora : cathédrale, remparts, château, la vieille ville et ses églises romanes

Zamora

Eglises et ermitages du XV°

Ruines du monastère cistercien de Moreruela

Les églises, le castillo de la Mota, l'hôpital de la Pietad de Benavente

La plaza mayor à arcades de la Baneza

Astorga : point de convergence avec le camino francès. Cathédrale et le palais épiscopal signé Gaudi

Les 17 premiers kms, jusqu’à Calzada de Valdunciel ne sont pas désagréables, la route est assez éloignée, même si les grandes pistes sont plutôt rectilignes. En revanche les quelque 20 kms suivants, jusqu’à El Cubo, sont assez fastidieux, en bordure de route. A partir d’El Cubo, le chemin redevient agréable, avec de belles vues panoramiques sur la plaine de Zamora, et quelques secteurs sablonneux en descente où il faut être assez vigilant en vélo pour éviter des chutes. Arrivée facile jusqu'à Zamora avec passage par un superbe pont romain. Nombreuses croisées de chemins sur cette section, bien surveiller le balisage, mais les indications sont nombreuses et très claires.

Zamora - Benavente, 65 kms

A nouveau larges pistes en montée et descente après Zamora jusqu'à Montamarta. Les abords du lac de Ricobayo peuvent être boueux. Dans de cas, une alternative routière s'impose. Poursuite des chemins faciles jusqu'à Granja de Moreruela, point de bifurcation de la voie par Ourense et de la voie par Astorga, 20 kilomètres avant Benavente. Les ruines du beau monastère cistercien Santa Maria de Moreruela sont hors sentiers mais à seulement 3 kms de Granja de Moreluela : elles valent incontestablement un petit détour. Bons chemins et sentiers jusqu'à Barcial El Barco parallèlement à la RN. Arrivée à Benavente par chemin le long de la voie ferrée sur près de 10 kilomètres, avec franchissement du Rio Esla par un magnifique pont en fer.

Benavente - Astorga, 69 kms

Les hauts plateaux du nord Castille, un air de déjà vu pour ceux qui ont pratiqué le Camino Francès. Très bons chemins, faciles et roulants, sur tout l'itinéraire jusqu'à Astorga. A noter que le chemin passe par de nombreux jolis villages à partir de Alija del Infantado jusqu’à Villanueva de Jamuz, dont quelques uns possèdent de beaux châteaux, plus ou moins en bon état. Un peu plus loin, à partir de Palacios de Valduerna, on chemine dans une belle zone de maquis qui rappelle un peu les paysages du sud.

 

Option par Ourense, 370 kms
Les derniers kilomètres de plateau castillan, avant la longue traversée de la Galice, verdoyante et bosselée à souhait. A partir de Granja de Moreruela, le chemin bifurque vers l'Ouest. Pistes et sentiers jusqu'à Tabara. Le chemin, en majorité sur larges pistes, emprunte le même itinéraire que l'autoroute qu'il traverse à plusieurs reprises. Après Lubian, le chemin entre en Galice et le parcours devient plus difficile avec beaucoup de passages en montées et descentes sur sentiers et chemins forestiers, dans un paysage typique de Galice. Nombreuses sections étroites, caillouteuses et humides avec portages en perspectives. Deux options possibles entre Gudina et Ourense. L'itinéraire sud, par Verin et Xinzo, semble plus accessible aux VTT. Cet ensemble combiné de pistes, sentiers et petites routes, toujours en montées et descente se poursuit jusqu'à Santiago, avec quelques passages sur la RN.

Autres guides

 
  • Sur le site des amis de la via de la Plata : liste des auberges, commande du guide Séville - Compostelle (en espagnol) qui propose l'itinéraire par Astorga et le camino francès, et l'itinéraire par Ourense
  • La Ruta de la Plata a pie y en bicicleta, de Séville - Mérida à Santiago. Ouvrage collectif El Pais / Aguilar, 196 pages. Ed 2000.
  • El camino Fonseca, sur le site Camino Fonseca. Guide des étapes de Salamanque à Santiago.

Sites

  • Bon plan : de Séville à Santiago par Ourense. 126 pages à imprimer, format PDF, le parcours en détails, les hébergements, le plan des villes et l'itinéraire sur carte simplifiée, tout çà sur sur le site "au coeur du chemin".
  • Mundicamino : les étapes, l'itinéraire, les auberges... en espagnol. Le plus détaillé et le plus pratique
  • Via de la Plata, de Mérida à Astorga, les étapes et ce qu'il faut voir
  • La rubrique via de la Plata sur le site de los amigos del ciclismo. A coup sûr le plus adapté aux VTTistes, mais uniquement de Merida à Leon
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