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La Gironde est
une région privilégiée en matière
de chemins de Compostelle. Deux des quatre grands itinéraires
vers Santiago traversent le département : la
voie de Tours (via Turonensis) et la voie de Vèzelay
(via Lemovicensis).
Les
deux autres grands chemins, la voie du Puy en Velay
(via Podiensis) et la voie d'Arles (via Tolosane), passent
en région Aquitaine mais plus au sud. Les trois
premiers chemins se rejoignent au Pays Basque, près
du village d'Ostabat. Le quatrième les retrouve
à Puente la Reina, en Espagne, près de
Pampelune.
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La voie de Tours |
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La
via Turonensis était une voie très fréquentée
à l'apogée du pèlerinage. Elle est aujourd'hui
entièrement recouverte par de grands axes routiers.
L'entrée
en Gironde, comme au cours des siècles passés,
marque un choix d'itinéraire : traversée de
l'estuaire à Blaye et arrivée sur Bordeaux par
les célèbres vignobles du Médoc, ou cheminement
le long de la rive droite, par une petite route côtière.
Mais elle marque aussi une frontière culturelle : le
passage du pays d'Oil, berceau de la langue française,
à la terre d'Oc, et ses nombreux dialectes.
Au
sud de Bordeaux, le chemin entame la traversée des
Landes de Gascogne, autrefois redoutée des pèlerins,
qui y craignaient les moustiques, vecteurs du paludisme, mais
aussi les marécages, les brigands, et le manque de
nourriture.
Tous
les détails sur la via Turonensis, la voie de Tours,
sur un de mes deux autres sites :
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la rubrique "Fiches techniques"
ou
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La voie de Vèzelay |
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Partie
de Bourgogne, passant par Châteauroux, Limoges et Périgueux,
elle entre en Gironde à Sainte Foy la Grande, passe
à La Réole, Bazas, et quitte le département
après Captieux pour rejoindre Mont de Marsan.
Eté 2004 : la voie de Vèzelay est encore
en cours de balisage dans les départements du centre
de la France. Là aussi, un guide permet d'en suivre
précisément l'itinéraire.

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La voie littorale |
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Mais
il existe aussi des voies dites secondaires, qu'utilisaient
également les pèlerins de Compostelle. Une des
plus fréquentées est la voie de Soulac, appelée
également voie des anglais, car c'est ici que
l'on débarquait d'outre Manche pour entreprendre à
pied le reste du pèlerinage, s'évitant ainsi
les dangers du golf de Gascogne.
Cet itinéraire longe la côte jusqu'à Lège,
puis le bassin d'Arcachon jusqu'à Mios, pour
arriver à Belin-Beliet où il rejoint
la grande voie de Tours. Il vient d'être tout récemment
balisé.
Attirés par l'importance de l'abbaye, d'autres pèlerins
de la voie de Tours "déviaient" leur chemin
par La Sauve Majeure et retrouvaient le grand chemin
à Belin-Beliet.

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